13 juil. 2010
Désolé
Je promets de me rattraper dans la semaine.
Au passage, si vous pouvez faire un peu de pub pour ce blog, je ne suis pas contre. ^^
13 mai 2010
Prise de conscience (ou pas)
Réaction on ne peut plus simple. Au final, la phrase a un peu résonné dans mon esprit mais voilà.
Tout de suite, parce que je n'ai pas réagi, je serais dépressif qui en a assez de la vie. Mais j'aime la vie, c'est juste que je ne sais pas ce que je dois penser de la mort.
Quelle réaction aurais-je du avoir?
Avoir peur? Peur de quoi? De la mort? Je ne sais même pas vraiment ce que c'est et très peu de vivants l'ont experimentés.
Avoir de peur de quelque chose que je connais je veux bien, mais quand je ne sais rien dessus?
Si ça se trouve je vais adorer ça. Bon peut être que je vais détester ça, c'est pour ça que j'évite de marcher trop près du bord du quai.
Mais après tout, quand on me parle de la mort ça ne m'évoque pas d'expérience que j'ai connue.
Alors bon, pour une prochaine fois je travaillerais mieux ma réponse, ne serait ce que pour éviter qu'un air stupide et désemparé ne se peigne sur le visage de mon interlocuteur.
6 mai 2010
Neve
Mais l'avantage de cet état, c'est qu'on ne ressent plus aucune douleur - totalement anesthesié dans le corps comme dans l'esprit - et on a là, sinon un état de béatitude, au moins un moyen de fuir.
Car il y a plus douloureux que d'avoir froid. C'est de connaître la chaleur, la douceur de deux bras chauds qui vous entourent et vous cajole, pour ensuite retomber dans le froid.
Se sentir seul, isolé entre des congères...
Mais heureusement il arrive un moment où les murs de glace se referment, où la douleur disparaîtra pour laisser place au vide, au néant.
Le seul inconvénient - ou avantage - c'est que plus ces murailles de glace sont épaisses, plus il est difficile pour le prince charmant de les percer pour venir nous sauver et nous faire connaître la chaleur, une fois encore.
Et le pire dans cette histoire, c'est qu'il m'est impossible d'aller jusqu'au dernier stade - celui de la délivrance, le suicide sensitif - parce que comme des étoiles, quelques petits points empêchent les murailles de se refermer. Et je crois que j'en suis heureux...
27 avr. 2010
Je perds mon temps !
Non je ne dis pas que je fais des choses futiles : j'aime lire, j'aime aller au cinéma, j'aime faire la fête. Je ne les condamne pas.
Mais je me dis que chaque seconde où je suis là, assis à regarder mon écran ou allongé dans mon lit à regarder le plafond, voire les heures que je passe à dormir juste pour que le temps passe, c'est du temps que je gâche.
Que ne ferais-je pour ne plus subir cette limite? Pour vivre et faire les choses sans me soucier de perdre mon temps - car techniquement, je n'en aurais qu'à perdre ?
Etre immortel présente pour moi cet avantage : plus de perte de temps mais seulement du temps à perdre.
Je n'aurais pas besoin de me presser pour écrire les romans, les nouvelles, les pièces que j'ai dans la tête et que je ne trouve pas le temps de finir.
En fait, on ne peut pas dire que j'ai peur de la mort, mais plutôt qu'elle me gêne, qu'elle m'énerve à cause des contraintes qu'elles m'imposent : je n'en ai pas peur, je la déteste.
22 avr. 2010
Amici
Et il y a les amis : les meilleurs amis si vous voulez, mais ce sont tous simplement les quelques personnes a qui l'on pense en premier quand on nous dit "ami".
Ses amis, là on les aime, on les adore, on aime se confier à eux. Mais...
Moi j'ai deux amis, et c'est souvent qu'ils me réconfortent, en particulier pour mes histoires de coeur, et je les aime très fort en partie pour ça.
Mais en même temps, je me dis que je dois être saoulant, qu'ils vont en avoir marre un jour et qu'ils pourraient ne plus vouloir me voir pour ça.
On m'a dit :"Mais non ! Ils t'aiment bien, tu peux te confier à eux, ils t'écouteront."
Outre le fait que ça fasse généralités, je me dis que je ne veux pas pleurer dans leur bras, je ne veux pas que mes peines les affectent ou les ennuient.
Alors que faire? J'essaye de garder au fond de moi mes tristesses et me dit que quand ces peines remonteront, quand j'aurais atteint le point critique, quelqu'un s'en apercevra et si à ce moment je me confie, pleure mes larmes, demande du réconfort, c'est que ce quelqu'un sera prêt à le faire.
17 avr. 2010
Pour le plaisir des sens
Et plus que voir, il y a quatre autre sens après tout !
Dire que je veux tout toucher ou tout caresser risque de me faire passer pour un pervers, je m’en abstiens.
En revanche découvrir les senteurs, les goûts, les sons…
Ce sont les amateurs de parfum, les gourmets, les mélomanes qui rêveront d’immortalité en ce cas. Les curieux comme moi aussi.
Ce que je trouve amusant dans l’idée que les plus curieux désireront l’immortalité c’est qu’ils seront curieux de tout sauf d’un mystère.
Un mystère que l’on considère souvent comme le plus grand mystère de la vie, ou le dernier mystère.
Ais-je besoin de le dire ? Je ne suis pas limité en mots, je parle de la mort.
La curiosité pour la mort sera-t-elle battue par la curiosité pour la vie ?
C’est peut être là une question essentielle à se poser si un vampire vous propose de vous mordre.
5 avr. 2010
Fana d'études, pas de l'école
Le grand regret dans mes études c’est que jamais je ne ferais d’études sur des sujets qui pourtant m’intéressent. Je ne pourrais jamais m’y investir par manque de temps.
J’aimerais pouvoir vivre plusieurs vies : ouvrir une chocolaterie, monter sur les planches, créer des parfums…
Bien sur ces rêves ne peuvent pas tous être réalisés et durablement - je ne parle pas de juste prendre des cours du soir en cuisine, de s’intéresser aux parfums ou de faire du théâtre le samedi après-midi – car c’est la vie même, l’immersion dans ces milieux qui me fait envie.
Alors si j’étais immortel, je pourrais prendre le temps de voguer de métier en métier, de vie en vie.
En plus je pourrais les voir évoluer ! Qu’est-ce que les métiers changent en particulier aujourd’hui…
Les forgerons, les tailleurs de pierre, les chaudronniers instrumentaux… si utiles, si nécessaires et pourtant il y en a si peu. Les agriculteurs dont les progrès mécaniques changent la vision du travail et du monde. Les bibliothécaires qui ont cru mourir à cause d’internet et finalement renaissent.
2 avr. 2010
Introduction pour l'immortalité
J’en rêve aussi, comme beaucoup. Mais quelles sont les raisons qui peuvent pousser à la désirer ?
Qu’envie-t-on aux elfes, aux vampires et autres créatures à la longévité prolongée ?
Personnellement je vois plusieurs de ces raisons. Elles sont peut être personnelles mais pas tant que ça.
25 mars 2010
Une intuition
Aurions-nous un pouvoir mystique ? Les capacités cachées du cerveau ?
Oui ce sont ces capacités mais rien à voir avec la divination. Notre cerveau enregistre inconsciemment les informations, les analysent et nous donnent ce qu’on appelle l’intuition. Parfois, on se dit que rien ne laissait présager des événements alors comment a-t-on pu deviner ?
Ce sont les petits détails, les choses que l’on ne remarque pas consciemment qui s’accumulent. Notre cerveau essaye de nous prévenir de ce qui va arriver mais tant de gens sont fixés sur le conscient qu’ils ne s’intéressent pas à ce que dit leur inconscient.
Et je pense que ces intuitions, l’instinct est ce qui permet la voyance. Un bon voyant n’est pas quelqu’un possédant des pouvoirs mystiques, quelqu’un de relié aux esprits majeurs de l’univers cosmique en forme de boule de billard. Un bon voyant – c'est-à-dire que ses prédictions se révéleront justes – est un analyste de génie. Ses divers outils, cartes de tarot, boule de voyance, osselets lui serviront de repères – et d’artifices, car sans effets de style personne ne paiera – qui lui permettront de construire son raisonnement.
S’il y a une part de mystique dans la voyance elle est là ? Car les cartes semblent parfois ne pas être tirées au hasard. Peut être une quelconque loi guide-t-elle le tirage ? Après tout je ne suis pas persuadé que tirer les cartes révèle purement du hasard. Le rituel est peut être là pour briser les lois des probabilités.
Mais j’en reviens à l’instinct. Pour que le raisonnement soit correct il faut beaucoup d’éléments.
J’ai déjà constaté ça : je n’ai aucun mal à interpréter un tirage sur moi au mes amis mais quand une fille – quasiment inconnue pour moi – m’a demandé de tirer les cartes pour elles, je ne voyais aucun message dans les cartes.
Si l’on ne connait pas la personne, on ne pourra pas lui faire de prédictions car pour que notre instinct nous souffle la réponse – à condition de bien écouter - il faut que nous ayons beaucoup d’éléments et parfois des éléments anciens, de la jeunesse, d’une ancienne relation, d’un secret…
En bref, je vous conseille de réserver la voyance à vous et vos amis.
20 mars 2010
Raison or not raison?
Préfère-t-on penser que nous sommes un Sherlock Holmes de la littérature qui a deviné ce qui allait se passer ? Auquel cas nous tirons satisfaction du fait que le livre soit prévisible.
Préfère-t-on être surpris par le déroulement ? Auquel cas nous tirons notre plaisir de notre erreur, du fait que l'on s'est fait berner.
Dans le premier cas, on sera heureux que le livre ne soit pas "original" au point que nous ayons deviné ce qui allait se passer. On a tiré plaisir du fait que le livre n'est pas surprenant. Je trouve déja cela étrange.
Mais dans le deuxième cas, c'est encore plus drôle. Nous sommes heureux -pas directement mais en partie - du fait que nous ayons été "battus" par un livre, par un objet inanimé. Nous rions de notre échec, voire de notre humiliation (que personne heureusement ne saura jamais).
Comme quoi l'homme est vraiment un animal bizarre...
14 mars 2010
Choisir
Il se trouve qu’en attendant de finir une certaine lecture obligatoire – pas de noms – j’ai reçu des livres, j’en ai acheté d’autres, on m’en a prêté.
Les premiers choix ont été simples : les livres que l’on m’avait prêtés. Il fallait bien les rendre, je les ai donc lus et rendus. Mais voilà un autre dilemme.
Je ne sais pas quel livre lire. La solution de facilité, le livre qui se lit en une soirée, est vite usée. Il faut maintenant choisir entre une demi-douzaine de pavés. Donc quelle est la lecture qui occupera mes soirées et mes trajets dans les prochains jours ?
Dur choix en vérité ! Comment choisir ?
J’avoue que j’ai appelée une main – disons – innocente en la personne de mon frère à choisir pour moi, mais j’hésitais à utiliser les dés.
Le problème tient à ceci : Plusieurs livres qui donnent envie et un choix à faire. Imaginer que vous vous trouviez face à de succulents plats et que vous deviez en choisir un pour votre repas. Les autres vous seront proposés demain, mais il y a le regret de devoir attendre pour gouter aux autres mets. Tout est question de patience.
Sur ce je vous laisse, je retourne sur Autremonde voir comment Tara va se débrouiller.
6 mars 2010
Je dévore !
Une faim insatiable ! Je me sens comme celui qui a passé un mois à manger du céleri en voyant chaque jour d’appétissants gâteaux, des succulents plats, des mets dont il n’a aucune idée de la saveur.
Alors je dévore comme un affamé – toutefois sans me gaver – appréciant des sensations oubliées.
Enfin, j’ai pu arrêter la fastidieuse lecture que l’on nous avait imposée pour revenir aux sucreries dont je raffole : romans jeunesses, romans d’Amélie Nohtomb, romans fantastiques…
Je revis redécouvrant le plaisir de lire, emporté par les mots de l’écrivain, par la mélodie des mots que l’on prononce dans sa tête et qui nous emmènent dans le désert du Xinjiang, au pied d’Helgrind ou à Mortes-Frontières. Les histoires ne sont pas toujours heureuses, les personnages pas toujours beaux mais il y a ce qui est le plus important pour moi dans un livre : l’action.
Il faut que les choses bougent. Les descriptions ont leur charme mais elles ne font pas tout, il y a besoin d’une histoire derrière, d’une évolution. La nature humaine, la nature même n’est pas faite pour un long état de fait mais pour le changement, la métamorphose et la transformation des choses.
Tendance naturelle que l’on observe au quotidien comme dans l’histoire, la mutation est la clé. Et un roman a ce besoin que l’histoire évolue, qu’elle bouge.
Proust est peut être un bon auteur, mais en fermant son livre, c'est-à-dire des dizaines de pages lues –parfois relues à causes de somnolences passagères – on se dit : « mais qu’est-il arrivé dans ce livre ? » Force est de le constater je n’arrive pas à dire ce qui s’est passé dans le livre.
Je peux vous parler de l’église, de sa vieille tante, du rituel du samedi mais en aucun cas je ne pourrais vous dire ce qui est arrivé au héros.
Hors ne serait-ce pas pour cette raison que 99,99% des gens qui lisent Du côté de chez Swann ne le font que contraints ? J’avoue ne pas comprendre en quoi c’est un chef-d’œuvre. Je ne remets pas en doute le fait qu’il puisse en être un, mais pour moi non. Pour moi un chef-d’œuvre est un livre qui plaît à tous.
Alors j’adresse ce message à tous ceux qui doivent et devront lire Proust : Courage ! Car quand il sera fini, vous pourrez retourner à vos livres préférés. A la façon d’un régime, cette contrition est nécessaire d’un point de vue social, on le fait pour les autres plus que pour nous.
(PS : essayez de deviner quels livres j'ai lus juste après)
1 mars 2010
Petits plaisirs
Plus sérieusement – même si je trouve cette chanson criante de vérité – j’espère que vous voyez ce que sont les petits plaisirs ? Je ne parle pas de la découverte de votre vie, de l’événement crucial qui bouleverse l’existence. Je parle de nos actes, de nos paroles qui sont des instants où l’on se laisse aller – nos petits moments de folie – mais durant une seconde, à peine plus. On obéit juste à notre instinct, pour un petit moment de plaisir. Ces actes souvent semblent insensés aux yeux des autres, irrationnels même.
Avez-vous remarqué aussi que ce qui caractérise un « petit plaisir » est son apparente inutilité ? Une perte de temps ou d’énergie ? Aux yeux des autres, il n’y a aucune raison dans ces actes et peut-être que cela contribue au plaisir. Les petits plaisirs sont en partie aux dépend des autres, même si personne ne nous regarde.
Et si en plus d’avoir un sens pour nous, ils avaient un autre sens ? Si nos petits plaisirs disaient beaucoup de choses sur nous ?
Est-ce que le fait que je ne peux m’empêcher de sauter la dernière marche de l’escalier, que j’adore sauter par-dessus les flaques plutôt que de les contourner, que j’aime bondir au dessus du fossé, ne pourrait-il avoir une signification ?
Après tout, on dirait une envie de s’envoler. Cette envie de s’envoler ne serait-elle le signe de l’envie de liberté ? La volonté de se griser libéré de la pesanteur pendant un instant ou l’envie d’échapper aux lois immuables ?
Je ne vais pas me psychanalyser en public – je ne connais pas assez le sujet, en plus – mais je vous laisse réfléchir à la signification de ceci.
Et vous quels sont vos petits plaisirs ? Que peuvent-ils raconter sur vous ?
22 févr. 2010
Per comminciare
Le blog est simple, de temps en temps je poste un écrit sur la vie quotidienne, les livres, le coeur bref des sujets somme toute banals mais qui peuvent interesser.
Si vous aimez un article, n'hésitez pas à me le faire savoir.
Lire pour finir
Horreur ! Je ne lis que pour finir le bouquin !
Terrible constat ! Infame découverte !
Pour moi la lecture est un plaisir, un plaisir paradoxal étant donné que je lis pour connaître la fin, mais je ne veux pas que la lecture s’arrête.
Hors là je ne lis que pour le finir. Je ne prends pas plaisir à le lire, mon seul plaisir sera de le refermer en me disant : "c’est fini"
Et contrairement à d’habitude, cet achèvement ne sera pas teinté de la tristesse ressentie avec la fin des bonnes choses.
En d’autres circonstances j’aurais peut être aimé ce livre, mais là il nous est imposé. Quelle stupidité ! Imposer une lecture !
Il y a … une chance sur 100 pour que cette lecture aboutisse à un "bon sentiment" face à cette lecture ? Peut être moins encore.
Dans ce cas on n’a qu’une envie : finir ce livre au plus vite (dans mon cas pour passer à des lectures que j’aurais choisi).
Et c’est là qu’est la tristesse. Lire un livre sans y prendre plaisir, c’est du temps perdu ! Autant apprendre la fin tout de suite !
Mais par la force des choses – ou l’autorité professorale – nous devons perdre notre temps à le lire comme si c’était une punition.
Etrangement, le plaisir issu de la fin d’une lecture imposée – la sensation d’être libéré d’une tâche – n’est pas aussi fort que le plaisir de la fin d’une lecture agréable – pourtant teintée de tristesse – alors que la logique voudrait qu’il soit plus fort puisque sans regrets.
Je ne l’explique pas, je constate. Comme si le plaisir d’une fin n’était pas aussi fort si l’on ne ressentait pas cette sensation de vide liée au fait que l’on veuille en savoir plus. L’achèvement – la perfection ? – me semble moins intéressant à ce moment.
Mais je m’envole, je m’écarte du sujet.
Je reviens sur ma lecture. Comment peut-on permettre ceci ? Que l’on lise un livre sans avoir le plaisir de le lire. En temps normal je lis pour le plaisir de lire – je ne parle pas des rebondissements de l’histoire ou de la découverte des personnages – je lis pour la sensation, cet instant éphémère ou je sors de mon corps pour ressentir les sentiments d’autres, pour voir par les yeux d’un autre.
Plus que le plaisir de la découverte, il y a la sensation. Comme on ne boirait du vin, non pas pour le plaisir de découvrir son goût mais pour la sensation que l’on éprouve en levant son verre, en le portant à ses lèvres et en sentant le liquide rouler sur la langue avant de plonger dans les entrailles.
J’aime comparer vin et lecture car je pense qu’on peut s’enivrer d’un roman. La gueule de bois – cet état d’hébétude totale, de récupération des repères – est pour moi comparable à la sortie d’un bon livre.
Et lire un livre, juste pour le finir, serait comme vider son verre parce qu’on ne peut le refuser. Que ce soit une piquette ou un bon vin, peu importe. On nous force à le boire et on ne cherche pas à découvrir la complexité de sa saveur. On le boit pour dire qu’on l’a bu – on a accompli son devoir – mais on a tiré le plaisir de la dernière goutte parce qu’elle signifiait la fin.
Ce vin – ou ce livre – peut être une merveille, une œuvre d’art d’un éclat incroyable mais à cause de la mauvaise volonté dont on fera part, on peut très bien passer à côté. Mais la seule chose qui nous importe est que ça se termine, on apprécie la dernière goutte – page – non parce qu’elle est de ce vin – livre – mais parce que c’est la dernière.
Alors que la dernière page – goutte – est normalement appréciée car elle fait partie de l’œuvre et non parce qu’elle est la dernière, ce dernier critère laissant plutôt l’amertume d’un regret dans la bouche.
Que dire de plus ? J’imagine que vous avez compris – sinon je vous invite à boire un bon verre de vin pour vivre l’exemple – et je vais retourner à mes activités. Mais le livre est bientôt fini (généralement je ne dis pas ça aussi joyeusement) et je vais pouvoir retourner à des lectures plus agréables.
Mais à mon avis, je vais à nouveau parler des lectures "obligatoires"…