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25 mars 2010

Une intuition

Une intuition, qu’est ce que c’est ? Souvent des intuitions se révèlent juste.
Aurions-nous un pouvoir mystique ? Les capacités cachées du cerveau ?

Oui ce sont ces capacités mais rien à voir avec la divination. Notre cerveau enregistre inconsciemment les informations, les analysent et nous donnent ce qu’on appelle l’intuition. Parfois, on se dit que rien ne laissait présager des événements alors comment a-t-on pu deviner ?

Ce sont les petits détails, les choses que l’on ne remarque pas consciemment qui s’accumulent. Notre cerveau essaye de nous prévenir de ce qui va arriver mais tant de gens sont fixés sur le conscient qu’ils ne s’intéressent pas à ce que dit leur inconscient.

Et je pense que ces intuitions, l’instinct est ce qui permet la voyance. Un bon voyant n’est pas quelqu’un possédant des pouvoirs mystiques, quelqu’un de relié aux esprits majeurs de l’univers cosmique en forme de boule de billard. Un bon voyant – c'est-à-dire que ses prédictions se révéleront justes – est un analyste de génie. Ses divers outils, cartes de tarot, boule de voyance, osselets lui serviront de repères – et d’artifices, car sans effets de style personne ne paiera – qui lui permettront de construire son raisonnement.

S’il y a une part de mystique dans la voyance elle est là ? Car les cartes semblent parfois ne pas être tirées au hasard. Peut être une quelconque loi guide-t-elle le tirage ? Après tout je ne suis pas persuadé que tirer les cartes révèle purement du hasard. Le rituel est peut être là pour briser les lois des probabilités.

Mais j’en reviens à l’instinct. Pour que le raisonnement soit correct il faut beaucoup d’éléments.
J’ai déjà constaté ça : je n’ai aucun mal à interpréter un tirage sur moi au mes amis mais quand une fille – quasiment inconnue pour moi – m’a demandé de tirer les cartes pour elles, je ne voyais aucun message dans les cartes.

Si l’on ne connait pas la personne, on ne pourra pas lui faire de prédictions car pour que notre instinct nous souffle la réponse – à condition de bien écouter - il faut que nous ayons beaucoup d’éléments et parfois des éléments anciens, de la jeunesse, d’une ancienne relation, d’un secret…

En bref, je vous conseille de réserver la voyance à vous et vos amis.

20 mars 2010

Raison or not raison?

Fermant mon livre, vers deux heures du matin, je me suis posé une question : qu'est-ce qui nous fait le plus plaisir ? Qu'on ai deviné ce qui allait se passer dans les pages suivantes ou que nous soyons surpris par les péripéties ?

Préfère-t-on penser que nous sommes un Sherlock Holmes de la littérature qui a deviné ce qui allait se passer ? Auquel cas nous tirons satisfaction du fait que le livre soit prévisible.

Préfère-t-on être surpris par le déroulement ? Auquel cas nous tirons notre plaisir de notre erreur, du fait que l'on s'est fait berner.

Dans le premier cas, on sera heureux que le livre ne soit pas "original" au point que nous ayons deviné ce qui allait se passer. On a tiré plaisir du fait que le livre n'est pas surprenant. Je trouve déja cela étrange.

Mais dans le deuxième cas, c'est encore plus drôle. Nous sommes heureux -pas directement mais en partie - du fait que nous ayons été "battus" par un livre, par un objet inanimé. Nous rions de notre échec, voire de notre humiliation (que personne heureusement ne saura jamais).

Comme quoi l'homme est vraiment un animal bizarre...

14 mars 2010

Choisir

Difficile de choisir mon livre. La question n’est pas une question du genre « Si vous partez sur une île déserte, quel livre emmenez-vous ? » ou « Quel livre brûleriez vous en dernier ? ». La question est juste « Quel est le prochain livre que je vais lire ? »

Il se trouve qu’en attendant de finir une certaine lecture obligatoire – pas de noms – j’ai reçu des livres, j’en ai acheté d’autres, on m’en a prêté.

Les premiers choix ont été simples : les livres que l’on m’avait prêtés. Il fallait bien les rendre, je les ai donc lus et rendus. Mais voilà un autre dilemme.

Je ne sais pas quel livre lire. La solution de facilité, le livre qui se lit en une soirée, est vite usée. Il faut maintenant choisir entre une demi-douzaine de pavés. Donc quelle est la lecture qui occupera mes soirées et mes trajets dans les prochains jours ?

Dur choix en vérité ! Comment choisir ?
J’avoue que j’ai appelée une main – disons – innocente en la personne de mon frère à choisir pour moi, mais j’hésitais à utiliser les dés.

Le problème tient à ceci : Plusieurs livres qui donnent envie et un choix à faire. Imaginer que vous vous trouviez face à de succulents plats et que vous deviez en choisir un pour votre repas. Les autres vous seront proposés demain, mais il y a le regret de devoir attendre pour gouter aux autres mets. Tout est question de patience.

Sur ce je vous laisse, je retourne sur Autremonde voir comment Tara va se débrouiller.

6 mars 2010

Je dévore !

Je dévore !

Une faim insatiable ! Je me sens comme celui qui a passé un mois à manger du céleri en voyant chaque jour d’appétissants gâteaux, des succulents plats, des mets dont il n’a aucune idée de la saveur.

Alors je dévore comme un affamé – toutefois sans me gaver – appréciant des sensations oubliées.

Enfin, j’ai pu arrêter la fastidieuse lecture que l’on nous avait imposée pour revenir aux sucreries dont je raffole : romans jeunesses, romans d’Amélie Nohtomb, romans fantastiques…
Je revis redécouvrant le plaisir de lire, emporté par les mots de l’écrivain, par la mélodie des mots que l’on prononce dans sa tête et qui nous emmènent dans le désert du Xinjiang, au pied d’Helgrind ou à Mortes-Frontières. Les histoires ne sont pas toujours heureuses, les personnages pas toujours beaux mais il y a ce qui est le plus important pour moi dans un livre : l’action.

Il faut que les choses bougent. Les descriptions ont leur charme mais elles ne font pas tout, il y a besoin d’une histoire derrière, d’une évolution. La nature humaine, la nature même n’est pas faite pour un long état de fait mais pour le changement, la métamorphose et la transformation des choses.

Tendance naturelle que l’on observe au quotidien comme dans l’histoire, la mutation est la clé. Et un roman a ce besoin que l’histoire évolue, qu’elle bouge.

Proust est peut être un bon auteur, mais en fermant son livre, c'est-à-dire des dizaines de pages lues –parfois relues à causes de somnolences passagères – on se dit : « mais qu’est-il arrivé dans ce livre ? » Force est de le constater je n’arrive pas à dire ce qui s’est passé dans le livre.
Je peux vous parler de l’église, de sa vieille tante, du rituel du samedi mais en aucun cas je ne pourrais vous dire ce qui est arrivé au héros.

Hors ne serait-ce pas pour cette raison que 99,99% des gens qui lisent Du côté de chez Swann ne le font que contraints ? J’avoue ne pas comprendre en quoi c’est un chef-d’œuvre. Je ne remets pas en doute le fait qu’il puisse en être un, mais pour moi non. Pour moi un chef-d’œuvre est un livre qui plaît à tous.

Alors j’adresse ce message à tous ceux qui doivent et devront lire Proust : Courage ! Car quand il sera fini, vous pourrez retourner à vos livres préférés. A la façon d’un régime, cette contrition est nécessaire d’un point de vue social, on le fait pour les autres plus que pour nous.

(PS : essayez de deviner quels livres j'ai lus juste après)

1 mars 2010

Petits plaisirs

Connaissez-vous les petits plaisirs ? Ces petites choses sans importance qui remplissent nos vies, leur donnent un sens (merci à Clara Plume pour sa superbe chanson).

Plus sérieusement – même si je trouve cette chanson criante de vérité – j’espère que vous voyez ce que sont les petits plaisirs ? Je ne parle pas de la découverte de votre vie, de l’événement crucial qui bouleverse l’existence. Je parle de nos actes, de nos paroles qui sont des instants où l’on se laisse aller – nos petits moments de folie – mais durant une seconde, à peine plus. On obéit juste à notre instinct, pour un petit moment de plaisir. Ces actes souvent semblent insensés aux yeux des autres, irrationnels même.

Avez-vous remarqué aussi que ce qui caractérise un « petit plaisir » est son apparente inutilité ? Une perte de temps ou d’énergie ? Aux yeux des autres, il n’y a aucune raison dans ces actes et peut-être que cela contribue au plaisir. Les petits plaisirs sont en partie aux dépend des autres, même si personne ne nous regarde.

Et si en plus d’avoir un sens pour nous, ils avaient un autre sens ? Si nos petits plaisirs disaient beaucoup de choses sur nous ?

Est-ce que le fait que je ne peux m’empêcher de sauter la dernière marche de l’escalier, que j’adore sauter par-dessus les flaques plutôt que de les contourner, que j’aime bondir au dessus du fossé, ne pourrait-il avoir une signification ?

Après tout, on dirait une envie de s’envoler. Cette envie de s’envoler ne serait-elle le signe de l’envie de liberté ? La volonté de se griser libéré de la pesanteur pendant un instant ou l’envie d’échapper aux lois immuables ?

Je ne vais pas me psychanalyser en public – je ne connais pas assez le sujet, en plus – mais je vous laisse réfléchir à la signification de ceci.

Et vous quels sont vos petits plaisirs ? Que peuvent-ils raconter sur vous ?