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13 mai 2010

Prise de conscience (ou pas)

"Tu vas peut être mourrir jeune"... "Ah?"

Réaction on ne peut plus simple. Au final, la phrase a un peu résonné dans mon esprit mais voilà.

Tout de suite, parce que je n'ai pas réagi, je serais dépressif qui en a assez de la vie. Mais j'aime la vie, c'est juste que je ne sais pas ce que je dois penser de la mort.

Quelle réaction aurais-je du avoir?

Avoir peur? Peur de quoi? De la mort? Je ne sais même pas vraiment ce que c'est et très peu de vivants l'ont experimentés.

Avoir de peur de quelque chose que je connais je veux bien, mais quand je ne sais rien dessus?

Si ça se trouve je vais adorer ça. Bon peut être que je vais détester ça, c'est pour ça que j'évite de marcher trop près du bord du quai.

Mais après tout, quand on me parle de la mort ça ne m'évoque pas d'expérience que j'ai connue.

Alors bon, pour une prochaine fois je travaillerais mieux ma réponse, ne serait ce que pour éviter qu'un air stupide et désemparé ne se peigne sur le visage de mon interlocuteur.

6 mai 2010

Neve

Le froid est à sa façon douloureux, mais il arrive un moment où les sens s'évanouissent, un état où l'on ne ressent plus rien. On est vide, sans chaleur, sans vie - mort? - mais on continue à bouger, à agir.

Mais l'avantage de cet état, c'est qu'on ne ressent plus aucune douleur - totalement anesthesié dans le corps comme dans l'esprit - et on a là, sinon un état de béatitude, au moins un moyen de fuir.

Car il y a plus douloureux que d'avoir froid. C'est de connaître la chaleur, la douceur de deux bras chauds qui vous entourent et vous cajole, pour ensuite retomber dans le froid.

Se sentir seul, isolé entre des congères...

Mais heureusement il arrive un moment où les murs de glace se referment, où la douleur disparaîtra pour laisser place au vide, au néant.

Le seul inconvénient - ou avantage - c'est que plus ces murailles de glace sont épaisses, plus il est difficile pour le prince charmant de les percer pour venir nous sauver et nous faire connaître la chaleur, une fois encore.

Et le pire dans cette histoire, c'est qu'il m'est impossible d'aller jusqu'au dernier stade - celui de la délivrance, le suicide sensitif - parce que comme des étoiles, quelques petits points empêchent les murailles de se refermer. Et je crois que j'en suis heureux...