Fermant mon livre, vers deux heures du matin, je me suis posé une question : qu'est-ce qui nous fait le plus plaisir ? Qu'on ai deviné ce qui allait se passer dans les pages suivantes ou que nous soyons surpris par les péripéties ?
Préfère-t-on penser que nous sommes un Sherlock Holmes de la littérature qui a deviné ce qui allait se passer ? Auquel cas nous tirons satisfaction du fait que le livre soit prévisible.
Préfère-t-on être surpris par le déroulement ? Auquel cas nous tirons notre plaisir de notre erreur, du fait que l'on s'est fait berner.
Dans le premier cas, on sera heureux que le livre ne soit pas "original" au point que nous ayons deviné ce qui allait se passer. On a tiré plaisir du fait que le livre n'est pas surprenant. Je trouve déja cela étrange.
Mais dans le deuxième cas, c'est encore plus drôle. Nous sommes heureux -pas directement mais en partie - du fait que nous ayons été "battus" par un livre, par un objet inanimé. Nous rions de notre échec, voire de notre humiliation (que personne heureusement ne saura jamais).
Comme quoi l'homme est vraiment un animal bizarre...
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